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Histoires de randonnées : La vie est belle sur le Kerry Way | Walking Hiking Blog

Cette semaine, notre série Hillwalk Stories présente la mémorable randonnée de Liba Cunnings sur le Kerry Way où elle a découvert les diverses caractéristiques du plus long sentier de randonnée d’Irlande.

Mon point de départ est Killarney. Le trajet depuis Clifden dans le Connemara, où j’ai passé la semaine précédente, prend la majeure partie de ma journée mais j’arrive sans encombre. Mon point de départ se trouve dans le village de Glenbeigh, à environ 40 km de Killarney, mais je suis déjà confronté à un problème logistique. Demain, comme c’est dimanche, il n’y aura pas de transport public au départ de Killarney. Il y a toujours de l’auto-stop. La chance des Irlandais se concrétise et je me retrouve avec un ami à Killarney ET il s’avère qu’il habite à environ 400 mètres de mon B&B à Glenbeigh !

Le premier jour, mon itinéraire suit un « boréal », irlandais pour une route de campagne. La campagne est si belle ! Des vues agréables, des fleurs en pleine floraison, des ruisseaux qui murmurent, des moutons qui paissent paisiblement, tout cela est une expérience qui réchauffe le cœur. Par choix, je prends deux nuits à Cahersiveen. J’ai réservé une autre excursion en bateau pour Skellig Michael, un site protégé par l’UNESCO. La chance est de nouveau avec moi. En raison du temps orageux, ils n’avaient pas fait de bateau de toute la semaine. Mais aujourd’hui est un bon jour. Nous naviguons !

Le site monastique est étonnant à tous points de vue. On pourrait difficilement trouver un rocher plus spectaculaire, s’élevant abruptement de l’océan. Près de 700 marches en pierre nous conduisent au complexe de huttes de moines, à un minuscule cimetière et à ce qui reste de l’église. Pour arriver ici, au 11ème siècle, les moines ont traversé la mer à la rame sur de minuscules currachs, un exploit en soi. Malheureusement, même cet endroit peu accessible a fini par être pillé par les Vikings.

Retour à Portmagee à 14 heures, j’ai tout le temps avant de devoir retourner dans mon B&B à Caherciveen. J’explore les ruines du château de Ballycarbery et les deux forts bien conservés de l’âge de fer de Cahergeal et Leacanabuile, ainsi qu’un puits sacré à proximité.

Toutes les personnes que je rencontre sont amicales et serviables au-delà de toute attente. Partout, je ressens un véritable accueil chaleureux. Waterville me surprend avec une statue de Charlie Chaplin. Apparemment, il aimait passer ses vacances ici. Waterville porte bien son nom, elle est située sur une étroite bande de terre entre la mer et un grand lac.

De là, le Kerry Way me fait passer devant le fort de Lohar, traverser la route principale et monter jusqu’au col de Coomakista. Le col est couronné par une tombe cunéiforme du néolithique, utilisée jusqu’à l’âge du bronze. Les vues depuis le col sont splendides. Ma journée se termine à Caherdaniel. Le chemin qui descend vers le village est parsemé de mûres mûres, ce qui m’empêche de progresser. Les mûres sont irrésistibles. Si mûres et sucrées que je les touche à peine et qu’elles tombent librement dans ma paume. Comment puis-je résister ?

Le lendemain matin, je modifie légèrement mon itinéraire, pour voir le Fort de Staigue. Il faut faire un détour. Y aller à pied rendrait ma journée trop longue. Mon chauffeur de dépose n’est heureux de m’y conduire que dans un seul sens. Étant donné que je suis seul sur place, cet endroit isolé donne au fort un aspect sinistre. Cela a dû être étrange de vivre là en des temps hostiles et dangereux.

Mon itinéraire suit alors une ancienne route de diligence. Il faut avoir de la peine pour les chevaux et les voyageurs. La route accidentée ignore les particularités topographiques et coupe la plupart du temps à travers les crêtes et les vallées. Sur des roues en bois et sans presque aucune suspension, ce n’était pas pour les âmes sensibles. Les collines se transforment lentement en montagnes rugueuses sur ma gauche, offrant des vues spectaculaires. La rencontre avec un taureau dans le pâturage n’était pas moins dramatique et a provoqué quelques moments de tension. Au moins, nous avons évité un scénario de « course de taureaux » à l’espagnole.

La journée est plus longue de Sneem à Kenmare, mais pas autant que pour certains. Il se trouve que c’est le jour où ils courent une course de 200 km de Killarney à Killarney via le Ring of Kerry. À ce stade, il leur reste encore une trentaine de kilomètres à parcourir. Je suis témoin de divers degrés de souffrance. Certains font du jogging, d’autres du jogging-marche, d’autres encore marchent à peine. Non merci ! Les marathons ont été assez longs pour moi. Aujourd’hui, la seule vue de Kenmare est la bienvenue. J’ai besoin de nourriture !

Avant de retourner à Dublin, je passe ici une agréable journée de repos. Un cercle de pierre avec un dolmen, un puits sacré, un ancien pont de pierre, plusieurs églises, un arboretum, des pubs et des restaurants, et un magasin de musique bien approvisionné….LA VIE EST BONNE !

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Cet article a été rédigé par Liba Cunnings et traduit par LesBâtonsdeMarche.com. Les produits sont sélectionnés de manière indépendante. LesBâtonsdeMarche.com perçoit une rémunération lorsqu’un de nos lecteurs procède à l’achat en ligne d’un produit mis en avant.